Astrid Mignon-Colombet est entrée au cabinet Soulez Larivière & Associés en 2004, l’année de la publication par les éditions Economica de sa thèse de Doctorat, « L’exécution forcée en droit des sociétés », menée sous la direction du Professeur Yves Guyon. Soit un « travail de fond » qui a duré cinq ans et lui a valu les félicitations du jury de l’université de Paris I.
Un regard sur son parcours suffit à comprendre qu’elle possède à la fois la maîtrise technique la plus fine en matière de droit et l’ouverture nécessaire au travail sur les dossiers les plus divers. Outre des travaux dirigés en droit des obligations à Paris I puis en droit des sociétés à Paris II menés en tant qu’enseignante, elle a par exemple consacré ses trois mois de stage chez Cleary, Gottlieb, Steen & Hamilton à de l’audit juridique et au refinancement des dettes, avant de préparer les réunions du Conseil consultatif des barreaux européens au sein de la SCP Thomas & Associés. Puis elle a passé dix-huit mois auprès des avocats aux conseils Bernard Hémery et Patrice Spinosi. « C’est un excellent lieu de formation, très riche intellectuellement, explique-t-elle. On s’initie à la créativité juridique, on apprend à manipuler les concepts du droit sous toutes les coutures, à ciseler un moyen de cassation, à peser l’importance de chaque mot. J’étais heureuse, mais j’ai plutôt vécu cette période comme une transition entre le monde théorique de l’université et le monde ancré dans le réel des avocats, avec tout l’enjeu d’une défense à trouver en relation concrète avec les clients. Chez les avocats aux conseils, on traite les dossiers en bout de course, quand les faits ont déjà été traités. C’est techniquement passionnant, mais parfois un peu frustrant. C’est la raison pour laquelle, j’ai décidé de rejoindre le cabinet Soulez Larivière & Associés, il y a maintenant plus de quatre ans. Et là, j’ai pu traiter des affaires depuis le début, en relation directe avec des clients. »
« Dès mon arrivée au cabinet en août 2004, j’ai travaillé sur un dossier qui commençait à peine, celui du Concorde , se souvient-elle. Réunir les documents, les étudier pendant des mois, voir le juge, construire une défense, par paliers, avec le client - le client qui vous fait lui-même progresser à mesure qu’il s’investit - c’est extraordinaire. J’ai eu la chance de participer à une chambre de l’instruction impressionnante avec le sentiment qu’une affaire peut se redimensionner dès avant l’audience publique. J’apprécie particulièrement, ici, le savoir-faire que l’on déploie avec la même ferveur pour les "petits" dossiers que pour les "gros", le fait d’aller jusqu’au bout de tout dossier que l’on vous confie, et le travail en commun : il n’y a pas de sectorisation. Sauf que, ajoute-t-elle en riant, comme les associés repèrent assez vite ce que vous aimez, vous vous spécialisez naturellement... »

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