Aurélia Grignon arrive chez Soulez Larivière & Associés en janvier 2007, pour y effectuer le stage de six mois en cabinet d’avocat nécessaire à l’obtention du CAPA. Elle est engagée dans la foulée comme collaboratrice en octobre de la même année.
« J’ai mis un certain temps à découvrir que le métier d’avocate cristalliserait mes aspirations, que j’avais très larges, très humanistes : je me suis toujours sentie très concernée par les questions citoyennes et politiques. Le mélange entre droit, médias et pouvoir me fascinait, au point de penser à un certain moment trouver ma voie dans la sociologie... »
Son parcours est le reflet de sa quête. A New York, en 1999, un stage au sein du cabinet Morgan Lewis & Bockius lui permet de découvrir le fonctionnement au quotidien des grandes firmes d’avocats. A Paris, en 2000, elle valide une année d’hypokhâgne en Lettres modernes avant d’entamer des études de droit. Parfaitement bilingue, elle décroche en 2002 à Londres une mention « Bien » au « LLB in English and French Law » de l’Université de King’s College London. De retour à Paris, elle obtient à l’Université de Paris I Panthéon Sorbonne, une Maîtrise de droit franco-anglais en 2004 et de droit Public en 2005 ; elle suit en 2005 et 2006 les cours de Master 1 de sociologie et anthropologie - mention sociologie politique - à l’Université de Paris VII, avant d’entrer à l’école de formation des avocats de Paris en 2006 où elle prépare le CAPA qu’elle obtient en 2007.
« Les dates de mon stage au cabinet Soulez Larivière & Associés correspondaient au dossier de l’Erika. J’ai donc suivi les quatre mois d’audience, de février à juin 2007. C’était mon premier vrai procès pénal, mon premier procès "médiatico-politico-judiciaire". Ca a agit sur moi comme un bain révélateur : la complexité de l’affaire me passionnait. J’ai eu le sentiment d’avoir trouvé ce que je cherchais, le champ d’application de mes aspirations. Mon activité s’est ensuite rapidement diversifiée, en droit pénal bien sûr : général (trafic de stupéfiants, homicides), des affaires, de l’urbanisme, des « catastrophes » ; mais également en droit civil, propriété littéraire et artistique, contrats, droit de la santé par exemple. J’ai l’impression de tout découvrir à chaque nouveau dossier, d’abord du fait de la diversité des domaines juridiques abordés, mais aussi parce que les éléments factuels d’un dossier sont toujours spécifiques, et qu’il faut apprécier très méticuleusement la portée de chacun de ces détails pour défendre une position juridique solide »
« Ici, on encourage la prise de responsabilité et l’autonomie. Mais nous sommes tous sensibles à la synergie que crée une collaboration délibérément choisie. Nous travaillons le plus souvent en tandem : un coup de fil... et ça part ! C’est un fonctionnement très riche et très simple. J’ai l’impression d’y puiser un enseignement indispensable sur l’art d’être un bon avocat, qui va au-delà de la technique juridique demandée par les dossiers sur lesquels nous travaillons : cette collaboration étroite de toute l’équipe permet aussi la transmission d’un savoir des enjeux de notre métier et de la société politique, judiciaire et culturelle dans laquelle nous l’exerçons. »

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