L’affaire du Rainbow Warrior domine le début des années 1980. Le Garde des Sceaux demande au Bâtonnier de trouver quelqu’un susceptible de résoudre trois problèmes :
- un problème de droit pénal : deux agents français sont emprisonnés ;
- un problème de droit étranger : les Français ne connaissaient pas le système judiciaire de la Nouvelle-Zélande ;
- et un problème d’arbitrage avec l’association Greenpeace, dont le bateau a été coulé par l’explosion.
Daniel Soulez Larivière est pressenti pour la mission. Son habitude du droit pénal et de la fonction publique, son expérience des affaires d’espionnage ainsi que sa connaissance de la langue et du droit anglo-saxons lui permettent d’être choisi.
« En septembre 85, je suis parti en Nouvelle-Zélande où j’ai eu une activité absolument passionnante, confie-t-il. J’y ai passé plus de trois mois, en faisant dix voyages de suite, et l’on a eu de très bons résultats. Les agents français ont été sortis de prison et l’on a établi un compromis d’arbitrage entre l’État français et l’association Greenpeace, représentée à l’époque par Loyd Cutler, l’ancien collaborateur du Président Jimmy Carter. »
La notoriété acquise par l’affaire du Rainbow Warrior donne au cabinet une plus grande visibilité.
De plus, avec « L’Avocature », qui paraît fin 1982 et sera à l’origine de bien des vocations, Daniel Soulez Larivière commence à écrire, suivant ainsi les traces de son ami Gilles Perrault. En 1985, il publie « Les juges dans la balance », et en 1990 « Justice pour la justice ». Trois livres, sur les avocats, sur les magistrats, sur la Justice, qui ne passent pas inaperçus...
En 1988, il est élu pour trois ans au Conseil de l’Ordre des avocats. Le rapport sur la réforme des professions judiciaires que lui demande le Bâtonnier reçoit de l’écho et fait la une du journal Le Monde : « C’était le moment où la société se ’juridicisait’, il était beaucoup question de la force du droit, explique Daniel Soulez Larivière. C’était le moment de parler de l’évolution du droit, donc de l’évolution des professions, et ce rapport a servi de base à la grande réforme des professions judiciaires des années 1980 et 1990. La poursuite de ce travail avec, je dirais, une notoriété acquise et un souci des questions de société et d’intérêt général m’ont facilité un certain nombre de rencontres... et finalement, en 1988, au moment où j’étais au Conseil de l’Ordre, le cabinet a vraiment pris de l’ampleur. »
Daniel Soulez Larivière
1ère époque : un homme et quelques affaires médiatiques
2e époque : la charnière de « L’Avocature » et du Rainbow Warrior
3e époque : un cabinet de quatre associés
Quelques organisations dans lesquelles le cabinet ou
Daniel Soulez Larivière
sont investis :
- Institut pour la Maîtrise des Risques
- American Bar Association
- Barreau Pénal International Criminal Bar
Pour en savoir plus sur
Daniel Soulez Larivière :
- Un chat avec Daniel Soulez Larivière sur le site du Monde, à propos de la politique judiciaire du gouvernement
- Autour du livre de Daniel Soulez Larivière et Carole Eliacheff, « Le temps des victimes » (Albin Michel, 2007)
- La conférence du Stage du Barreau de Paris
Tous les articles de
Daniel Soulez Larivière
sur le site:
- 1988-2009 : 22 ans de prises de position dans la presse
- 1990 : tout (ou presque) était déjà dans le livre Justice pour la justice
- Défendre le diable
- Des dangers de la pénalisation des accidents
- Garde à vue
- La justice doit être rendue par des juges
- Les interventions dans les médias audiovisuels
- Les juristes d’entreprise doivent-ils avoir le statut d’avocat ?
- Pourquoi le juge d’instruction doit disparaître
- Une tribune de fin 2008 : Vie et mort du juge d’instruction
- Yoda le Sage
- « Affaire "Erika" : Total victime d’un malentendu »
- « Comprendre ou juger ? »
- « Dramatique face-à-face entre tueurs en série et victimes »
- « La magistrature et le complexe d’Adam »
- « Le juge, roi malgré lui ? Violence psychologique et paix des ménages »
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