Si vous demandez à Daniel Soulez Larivière ce qui fait qu’un avocat va pouvoir traiter avec efficacité et compétence une grande affaire d’État, il vous répondra : « La première condition, c’est que l’État n’exige de vous qu’une chose : ne faire que votre métier et tout votre métier, et vous permette ainsi de traiter de façon ordinaire cette affaire extraordinaire dont vous êtes chargé. »
Depuis la création de son propre cabinet en 1969, il a traité un grand nombres d’affaires très médiatisées, désormais dans le domaine public. Entre l’affaire Eugène Rousseau, vieil adjudant au SDECE accusé à tort de trahison, qu’il défend en commission d’office à l’aube de l’histoire du cabinet, et aujourd’hui sa défense de Total pour le naufrage de l’Érika ou l’explosion de l’usine AZF de Toulouse, il y a ce qu’il considère comme une affaire charnière : celle du Rainbow Warrior. Là, en Nouvelle-Zélande, il est cette fois l’avocat de deux « vrais » espions : les « faux époux Turenge » plaident coupables en contrepartie d’un abandon des accusations principales. Et cette affaire d’État, Daniel Soulez Larivière la traite justement « comme une affaire ordinaire, avec le respect du droit, les mêmes règles de déontologie et de confidentialité que pour l’affaire la plus ordinaire. »
Les années 1980 ont été pour lui comme le passage d’un temps à un autre... D’une part grâce à cette affaire du Rainbow Warrior en 1985, qui lui donne plus de crédit encore sur tous types de sujets « critiques », mais aussi grâce au succès de « L’Avocature », livre de référence sur les avocats et la justice, sorti en 1982 et qui a favorisé le recrutement de ses trois associés d’aujourd’hui.
Simon Foreman est le premier à le rejoindre, en 1988. Chantal Bonnard viendra une année plus tard, en 1989, via Simon Foreman qu’elle a connu chez Arnaud Lyon-Caen, avant que Mauricia Courrégé ne présente, fin 1991, sa candidature spontanée au cabinet et soit immediatement accueillie.
Il y a un « avant » et un « après » cette période de la deuxième moitié des années 1980 : « avant », Daniel Soulez Larivière travaille pendant une dizaine d’années la plupart du temps seul sur ses affaires majeures ; « après », le cabinet est composé d’une vraie équipe, dont aucun membre ne travaille seul et n’a de territoire dédié, et où chacun tire sa force du confort que donnent solidarité et complémentarité.

Daniel Soulez Larivière
1ère époque : un homme et quelques affaires médiatiques
2e époque : la charnière de « L’Avocature » et du Rainbow Warrior
3e époque : un cabinet de quatre associés
Quelques organisations dans lesquelles le cabinet ou
Daniel Soulez Larivière
sont investis :
- Institut pour la Maîtrise des Risques
- American Bar Association
- Barreau Pénal International Criminal Bar
Pour en savoir plus sur
Daniel Soulez Larivière :
- Un chat avec Daniel Soulez Larivière sur le site du Monde, à propos de la politique judiciaire du gouvernement
- Autour du livre de Daniel Soulez Larivière et Carole Eliacheff, « Le temps des victimes » (Albin Michel, 2007)
- La conférence du Stage du Barreau de Paris
Tous les articles de
Daniel Soulez Larivière
sur le site:
- 1988-2009 : 22 ans de prises de position dans la presse
- 1990 : tout (ou presque) était déjà dans le livre Justice pour la justice
- Défendre le diable
- Des dangers de la pénalisation des accidents
- Garde à vue
- La justice doit être rendue par des juges
- Les interventions dans les médias audiovisuels
- Les juristes d’entreprise doivent-ils avoir le statut d’avocat ?
- Pourquoi le juge d’instruction doit disparaître
- Une tribune de fin 2008 : Vie et mort du juge d’instruction
- Yoda le Sage
- « Affaire "Erika" : Total victime d’un malentendu »
- « Comprendre ou juger ? »
- « Dramatique face-à-face entre tueurs en série et victimes »
- « La magistrature et le complexe d’Adam »
- « Le juge, roi malgré lui ? Violence psychologique et paix des ménages »
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