Simon Foreman est titulaire d’un DEA en droit international de la Faculté de Paris II. Mais à l’écouter, sa première formation, la plus importance peut-être, vient du militantisme, et plus précisément de ses combats pour les droits de l’homme.
Militant, il l’est depuis toujours. Lycéen, il fait signer des pétitions contre la peine de mort. Etudiant, il contribue à une permanence d’assistance juridique aux travailleurs sans papiers - que l’on appelait à l’époque les « travailleurs immigrés ». Dans ce cadre, il ressent alors comme une frustration la nécessité, à chaque fois qu’il faut aller au bout d’une démarche, de passer le dossier à un avocat. Plus tard, le sujet du mémoire en déontologie de son année de formation professionnelle sera, justement, « L’avocat militant ».
Amnesty International, Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigrés), Syndicat des avocats de France etc. : la liste des organismes dont il est aujourd’hui un adhérent sinon un membre actif est longue. En cette matière, c’est actuellement l’animation de la Coalition française pour la cour pénale internationale qui lui prend le plus de temps. Cette association, qu’il préside pour le compte d’Amnesty International, réunit autour d’une même cause une quarantaine d’ONG, de barreaux comme celui de Paris, ou encore de syndicats, attachés au succès du « nouvel ordre juridique international » qui se met en place depuis une dizaine d’années.
« Pour moi, l’avocat est par essence le militant d’une cause, ou du moins de la cause d’un individu, de son client, dit-il. Le métier d’avocat est un poste d’observation fabuleux de la société, rafraîchissant sur le plan intellectuel parce qu’il se renouvelle sans cesse... Mais à chaque fois que l’on est devant le juge, on est le rempart entre la justice et le client. A chaque fois, j’insiste, même quand il s’agit d’une affaire de sous pour des commerçants qui se disputent sur une facture... On est loin des droits de l’homme, certes, mais on reste dans une logique de rempart contre le risque d’une injustice. Même dans les affaires commerciales ou financières, il y a toujours des individus dont l’investissement professionnel, dont l’honnêteté intellectuelle sont remis en cause : il n’y a pas d’affaire qui soit complètement dénuée d’une dimension humaine. »
Simon Foreman
« Pendant vingt ans, au sein du cabinet... »
« Et si l’avocat était aussi un militant ? »
Quelques organisations dans lesquelles le cabinet ou
Simon Foreman
sont investis :
- Institut pour la Maîtrise des Risques
- American Bar Association
- Association francaise d’arbitrage
- Coalition française pour la Cour pénale internationale
- Amnesty International
Tous les articles de
Simon Foreman
sur le site:
- Des dangers de la pénalisation des accidents
- L’expertise civile
- Les 7 clés de la médiation
- Rwanda : le sens d’un engagement
- « Comprendre ou juger ? »
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